
Pokémon a fêté ses 30 ans le 27 février dernier, jour pour jour après la sortie japonaise de Rouge et Vert sur Game Boy. Et LEGO a calé le lancement de sa toute première gamme Pokémon exactement sur cette date. Six mois plus tard, le rythme donne le vertige : 25 références, trois vagues, deux publics complètement différents, et une boîte de 6838 pièces. On fait le tour de l'année, avec les prix officiels et les pièges à connaître.
Trois boîtes le 27 février, et trois philosophies. Évoli ouvre la gamme à 59,99 euros pour 587 pièces : la fourrure du poitrail est sculptée en briques, les oreilles sont anguleuses juste ce qu'il faut, et la pose donne l'impression qu'il bondit. C'est la porte d'entrée idéale, et on le trouve aujourd'hui sous les cinquante euros chez plusieurs boutiques.
Vient ensuite Pikachu et Poké Ball, 2050 pièces affichées à 199,99 euros. Pikachu est posé sur une Poké Ball géante, relié à elle par un éclair construit en cristaux translucides. Sa queue avait été le tout premier visuel dévoilé par LEGO pour annoncer la collaboration. Et c'est aujourd'hui le meilleur coup de la gamme : la boîte se négocie autour de 135 euros chez une douzaine de marchands, soit soixante euros sous le prix officiel.
Et puis il y a le monstre. Florizarre, Dracaufeu et Tortank réunis dans une seule boîte : 6838 pièces pour 649,99 euros, le plus gros set LEGO Pokémon jamais sorti. Les trois évolutions finales des starters de la première génération sont posées sur un décor commun qui se sépare en trois tronçons, la cascade pour Tortank, la lave pour Dracaufeu et la végétation pour Florizarre. Pour situer : seul le Minas Tirith du Seigneur des Anneaux fait mieux cette année en nombre de pièces, au même prix.
Une dernière pièce mérite le détour, et c'est une histoire de collectionneur. La Collection de badges de Kanto réunit les huit badges d'arène de la première génération dans un écrin en forme de Poké Ball. Elle n'a jamais été vendue : c'était un cadeau, offert uniquement à l'achat du gros trio, en fenêtre limitée. Résultat, elle se revend aujourd'hui autour de 200 euros chez les marchands.
La deuxième vague vise les vitrines. Goinfrex ouvre à 69,99 euros pour 757 pièces, assis sur son tronc d'arbre avec ses fruits croqués. Arcanin suit avec 1190 pièces à 99,99 euros, tout en crinière sculptée.
Rayquaza ferme la marche avec 1083 pièces pour 129,99 euros, le dragon céleste enroulé au-dessus de ses colonnes de nuages. Il est victime de son succès : la boutique officielle annonce des expéditions repoussées à début octobre, même s'il reste trouvable chez plusieurs partenaires.
Et c'est dans cette boîte que se cache le vrai événement de l'année, tout petit : la première minifigurine Pokémon de l'histoire. Amaryllis, la Dresseuse de dragons du Peuple du Météore, une Méga-Gemme translucide à la main. Pour mesurer ce que ça représente, il aura fallu cinq mois à Pokémon pour obtenir sa première minifigurine, quand LEGO Super Mario, présent depuis 2020, attend encore les siennes pour janvier 2027.
Le même 1er août, LEGO lance SMART Play côté Pokémon, et le public change du tout au tout : place aux enfants et au jeu. Le principe tient en deux objets. Une brique électronique, qui produit sons et lumières, se glisse dans le torse des Pokémon. Et des tags, marqués des numéros du Pokédex, déclenchent ses réactions. Douze boîtes au catalogue, du concert de Rondoudou à 14,99 euros jusqu'au combat entre Dracaufeu et Voltali à 119,99 euros.
Le piège est là, et il faut le connaître avant d'acheter : sur les douze boîtes, seules deux contiennent la fameuse brique. La cabane d'entraînement de Pikachu à 69,99 euros, et le combat Dracaufeu contre Voltali qui en embarque deux. Toutes les autres ne contiennent que des tags. Sans brique, elles restent des sets classiques.
Une astuce pour finir : la brique est compatible avec l'ensemble des sets SMART Play, y compris les Star Wars sortis plus tôt. Le TIE de Dark Vador coûte exactement le même prix que la cabane de Pikachu et contient la même brique, et cette gamme est en plein déstockage. Il y a moyen de s'équiper pour moins cher en croisant les licences.
La troisième vague est déjà en précommande pour le 1er octobre. La pièce maîtresse s'appelle Poké Ball Moments culte de Dresseur : 2386 pièces pour 259,99 euros. De l'extérieur, une Poké Ball géante. Mais elle s'ouvre, et tout est dedans : une scène de combat dans la moitié basse, et le laboratoire du Professeur Chen dans la moitié haute, avec sa bibliothèque, ses ordinateurs et ses tuiles Pokédex. Surtout, elle embarque les minifigurines que les fans attendaient : Red, le héros des jeux originaux, le Professeur Chen, une Dresseuse Pique-Nique, plus Pikachu et Évoli à l'échelle des minifigurines.
À ses côtés, LEGO sort Red en version grand format : la minifigurine du héros agrandie à 930 pièces, pour 79,99 euros, avec sa Poké Ball qui passe d'une main à l'autre.
On aime
On regrette
Une chose est sûre au vu de cette première année : LEGO ne teste pas Pokémon, LEGO s'installe. Trois références de plus sont déjà repérées dans les bases de données pour 2027, même si rien n'est officiel. Et quand on regarde le nombre de Pokémon existants, on devine sans peine que la gamme a de quoi se décliner longtemps.
Pour entrer dans la collection sans se ruiner, Évoli autour de cinquante euros fait parfaitement le travail. Pour la pièce forte au meilleur prix, c'est Pikachu et Poké Ball tant qu'il se trouve autour de 135 euros. Et pour les collectionneurs, le Rayquaza et sa première minifigurine ont toutes les chances de devenir le marqueur de cette année de lancement. Notre comparateur suit les prix des boutiques partenaires en continu.
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