Collection American Psycho
Patrick Bateman évolue dans une Manhattan lisse et brillante, peuplée de yuppies interchangeables, de surfaces impeccables et de sourires vides. Tout est obsession du détail : la coupe du costume, la typographie d’une carte de visite, le menu du restaurant le plus en vue. Sous cette façade sans faille s’étend un gouffre. La nuit, les rituels prennent un autre visage : violence froide, gestes répétés, absence d’empathie. L’horreur ne surgit pas, elle glisse. Elle s’insinue dans les conversations, dans les regards vides, dans les pensées méthodiques d’un homme qui se déshumanise à mesure qu’il cherche à se définir. Ce monde gelé, entre satire sociale et dérive mentale, inspire encore des objets aux contours épurés et troublants, échos matériels d’une esthétique du vide.

