
Les figurines POP American Psycho
Un costume trop propre, un regard trop calme, une hache tenue comme un accessoire. Dans l’univers Funko d’American Psycho, l’horreur s’habille en routine. Patrick Bateman n’explose jamais. Il détaille, découpe, dénigre dans un silence chirurgical. Cette effigie ne hurle pas la folie : elle l’insinue, poliment. Le sang est hors champ, mais on sent la nappe blanche prête à l’absorber. La violence n’est pas un accès, c’est un style de vie. Sous ce masque figé de réussite, le gouffre reste poli, repassé, manucuré. On ne regarde pas un personnage, mais une époque réduite à ses obsessions : apparence, domination, vide affectif. Et dans cette miniaturisation de l’inhumanité, Funko glisse une question : à partir de quel moment cesse-t-on de jouer ?
