
Les figurines POP Ça
Derrière les sourires figés et les regards fuyants se tapit l’ombre de Derry, où la peur suinte par les bouches d’égout. Les figurines POP n’imitent pas l’horreur, elles la condensent dans des yeux ronds et des postures trompeusement calmes. Grippe-sou surgit dans un rictus grotesque, ballon en main, tandis que les visages d’enfants se dressent comme des totems fragiles au bord du gouffre. Le réalisme n’a pas sa place ici. Seule compte l’atmosphère, ce tremblement sourd qu’on ressent lorsqu’on les aligne, comme une bande face à l’indicible. L’univers POP revisite l’épouvante comme un conte à l’envers, réduit à l’essentiel, stylisé jusqu’à l’os. Sous les paillettes de la forme se glisse l’angoisse, prête à jaillir. Une ronde étrange où la peur devient figure, et la nostalgie, piège.








