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LEGO et Sony l'ont dévoilée le 3 septembre pendant le State of Play, et c'est une première : jamais une console Sony n'était passée à la brique. On vous l'annonçait dans la foulée : la PS1 arrive en 1 911 pièces, à l'échelle réelle, avec sa manette d'origine au bout du câble. Après avoir passé le set au crible, voilà ce qu'il vaut vraiment.
C'est là que tout se joue. LEGO propose une réplique de 26 centimètres de large, 19 de profondeur et 6 de haut, soit quasiment les mesures de la console de 1994. Posée sur un bureau, à quelques mètres, l'illusion est parfaite : la tonalité grise est très bien choisie, la silhouette anguleuse aussi, et le grand capot rond du lecteur occupe tout le dessus avec le logo Sony imprimé et le logo PlayStation en quatre couleurs. Sur les flancs, les grilles d'aération sont reproduites en pièces nervurées.

La façade est également un petit bijou de fidélité. On retrouve les deux emplacements MEMORY CARD numérotés un et deux, et juste en dessous les deux ports de manette, avec leurs cinq contacts ronds au fond. Il y a même la petite diode verte, logée dans sa fente sous le bouton d'alimentation. Trois boutons complètent le tableau : RESET, POWER et OPEN, chacun imprimé, jamais collé.

La manette se construit à part, et c'est bien celle du lancement, celle qui n'a pas de sticks analogiques. La croix directionnelle est faite de quatre touches noires, les quatre boutons de droite sont des tuiles rondes avec le carré rose, le triangle vert, la croix bleue et le rond rouge imprimés dessus. Au centre, une plaque imprimée reprend le logo Sony, le mot PlayStation et les touches SELECT et START. Les gâchettes sont sur les tranches, et les deux poignées sont plutôt bien galbées pour de la brique.

Le détail qu'on préfère, c'est le câble. LEGO a utilisé un tube souple noir qui sort de la manette et se termine par un connecteur blanc, dont la face reprend les cinq contacts ronds vus sur la façade. Et ce connecteur s'enfiche bel et bien dans la console. On branche sa manette, exactement comme à l'époque.

On appuie sur le bouton OPEN, et le capot du lecteur se soulève tout seul, poussé par un mécanisme à ressort. C'est le geste exact de la console d'origine, et c'est ce qui transforme cette boîte grise en objet vivant.

Dedans, LEGO a caché deux dioramas, deux scènes de jeu miniatures rangées sous le capot, qui coulissent hors de la console par les côtés. On peut les laisser à l'intérieur, ou les sortir et les exposer à côté. Et bonne nouvelle, les deux se logent en même temps : pas besoin de choisir lequel montrer.

Le premier diorama, c'est Gran Turismo, sorti en 1997 : une portion de circuit avec ses vibreurs rouge et blanc, son portique d'arrivée à damier et trois petites voitures de deux pièces chacune. L'ensemble coulisse hors du flanc droit de la console, comme un tiroir.

Le second, bien moins connu, c'est Ape Escape, sorti en 1999 : une petite île avec sa rivière en pièces bleues transparentes, son palmier et le fameux singe coiffé de son casque blanc à dôme rouge. Et là, il y a une ironie savoureuse. Ape Escape est le premier jeu PlayStation à avoir exigé la manette DualShock et ses deux sticks. Autrement dit, LEGO met dans la boîte un jeu auquel on ne pourrait pas jouer avec la manette de la boîte.

Le premier, c'est la diode. Elle est bien là, verte, dans sa fente sous le bouton POWER, mais elle ne s'allume pas : aucune fonction lumineuse dans ce set. Sur le jeu d'arcade PAC-MAN, LEGO avait montré qu'il savait éclairer ses machines quand il le voulait. Ici, la console reste éteinte.
Le second, ce sont les autocollants. Sur la console et sur la manette, les décorations sont imprimées, et c'est très bien. Mais les deux plaques qui portent les logos Gran Turismo et Ape Escape, à l'arrière des dioramas, sont des autocollants. Sur un set d'exposition à ce prix, c'est la fausse note qui se remarque, et elle porte sur les deux pièces qui donnent leur nom aux scènes.

Proposé à 159,99 euros pour 1 911 pièces, le set tombe à 8,4 centimes la pièce. Notre indice de prix situe la médiane de tout le catalogue LEGO autour de 10,7 centimes, et celle d'une gamme comme Icons autour de 9,3 : ce set est largement sous les deux, ce qui est rare pour une licence de ce calibre.
La comparaison avec les autres consoles en briques enfonce le clou. La NES tournait à 10,2 centimes la pièce, l'Atari 2600 à 7,6, et le Game Boy à 14,3. À 160 euros, c'est aussi la console de salon la moins chère du catalogue LEGO : la façon la plus abordable de commencer cette collection.

On aime
On regrette
Ce set est taillé pour les vrais nostalgiques des années 90 : les proportions sont parfaites, le capot s'ouvre d'une simple pression, la manette se branche, et les deux tableaux cachés font leur effet quand on soulève le couvercle. Par contre, si vous attendiez une boîte pleine de bonus comme la NES et son téléviseur, vous risquez d'être un peu déçu : ici, tout tient dans la console.
La sortie est fixée au 4 octobre 2026 sur la boutique officielle LEGO, avec un accès anticipé le 1er octobre pour les membres Insiders. Les offres des boutiques partenaires s'ajouteront dans les semaines qui suivent, et notre comparateur gardera l'historique des prix en continu.
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PlayStation - LEGO #72306 (2026)